15 mars - 5 mai 2012 : sur une proposition de Christine BLANCHET ''A quoi rêvent-ils? ''

« Ce sera comme quand on rêve et qu'on s'éveille, que l'on se rendort et que l'on rêve encore. » Paul Verlaine

Exposition collective autour des rêves d’artistes

Stéphane Belzère, Eva T. Bony, Jean-Marc Cerino, Carole Challeau, Nicolas Daubanes, Jean Daviot, Pablo Garcia, Salvatore Puglia, Gaëlle Lucas, Catherine Noury, Christian Roux, Skall, Didier Tallagrand.

Proust déclarait ainsi : « Il vaut mieux rêver sa vie que la vivre. » Les rêves sont donc ces voyages intérieurs qui nous emportent vers un ailleurs dans lequel nos pensées les plus intimes divaguent. Et, de ces errances chimériques, les songes se révèlent parfois être de véritables sources d’inspiration. Convoquer le regard des artistes sur ce thème, c’est sans aucun doute découvrir une part sensible de leur être mais c’est aussi accéder à la perception du monde qui les entoure.

Treize artistes ont donc été réunis pour nous livrer leurs rêves, qu’ils soient de nature mythologique, romantique, poétique, utopique ou encore éveillés.

Ainsi, avec l’installation d’Eva T. Bony, nous nous remémorons le premier rêve de l’homme qui, les yeux grands ouverts, regardait le ciel pour mieux appréhender le cosmos et  de cette façon se comprendre lui-même. Cela  nous ramène aux œuvres de Stéphane Belzère, de Carole Challeau et de Gaëlle Lucas qui, par la projection de leur corps, laissent entrevoir les fantasmes et les désirs les plus intimes. Nous nous berçons des histoires mythologiques et poétiques racontées par Salvatore Puglia et Catherine Noury pour retrouver le rêve obsessionnel de Christian Roux autour de sa théière déclinée en 72 dessins.

Avec ses Ecarts de mots, les images de Jean Daviot offrent un champ libre à notre imagination tandis que l’œuvre de Skall nous fait partager son univers baroque. Intitulées Pénombre, les photographies de Didier Tallagrand sont empreintes d’une atmosphère mélancolique portant à une rêverie comme dans la plus grande tradition romantique. Mais, ce sont les images de Pablo Garcia, représentant des vues actuelles de lieux de mémoire comme les camps de concentration, qui nous font dépasser cet onirisme pour aller vers le cauchemar. La question de l’enfermement est également abordée dans les dessins sur les prisons de Nicolas Daubanes, et par conséquent celle de l’évasion, celle de l’esprit qui se veut être ailleurs.

Cette pérégrination s’achève sur l’hommage de Jean-Marc Cerino rendu à l’une des figures les plus emblématiques de la peinture moderne : Malevitch. Révolutionnaire aussi bien artistique que politique, la posture du Russe inscrite dans l’histoire rappelle que l’art et la politique peuvent, chacun à leur manière, changer la société. Utopie sociale, certes, mais également le rêve d’un artiste qui ne reste jamais indifférent au monde qui l’entoure.

Une confrontation éclectique qui se veut tout aussi rêveuse …

Christine Blanchet Historienne de l’art, commissaire d’exposition

Autour de l'exposition :

Des rencontres avec les artistes sont proposées en présence de Christine Blanchet, commissaire d’exposition

samedi 17 mars 2012 à 15h : Gaëlle Lucas, Nicolas Daubanes, Pablo Garcia et Jean-Marc Cerino

samedi 31 mars 2012 à 17h : Skall, Eva T. Bony, Jean Daviot, Salvatore Puglia

TREIZE RÊVES D’ARTISTES…

Stéphane BELZERE (1963, Argenteuil) vit et travaille entre Paris, Berlin et Bâle. Le médium de prédilection de Stéphane Belzère est la peinture qui selon les thèmes abordés oscille entre figuration et abstraction. Après avoir passé de nombreuses années à peindre les bocaux anatomiques conservés au muséum d’Histoire Naturelle à Paris, l’artiste traite la question du portrait dans un format particulier qu’est l’ovale tout en poursuivant la réalisation de ses tableaux longs aux formes abstraites. En 2011, Stéphane Belzère est le lauréat du prix de la fondation Suisse Sandoz. Pour l’exposition “A quoi rêvent-ils ?“ le peintre a choisi de présenter quelques une de ses dernières toiles de la série des Reflets nocturnes commencée en 1995 et constituée à ce jour près de 560 pièces. De petits formats (40x20cm), ces autoportraits peints dans son atelier à Berlin uniquement procèdent d’un rituel où chaque nuit l’artiste saisit son reflet, bien souvent représenté nu dans différentes postures. Ainsi de cette intimité pouvons-nous songer aux rêves et aux fantasmes qu’un tel face à face suscite… L’artiste a obtenu une allocation de recherche du CNAP pour la série 2012 dont un extrait est ici exposé, et pour celle à venir en 2013.

Eva T. BONY (Née à Athènes) vit et travaille à Paris et Andros (Cyclades) « Son projet est moins de représenter le monde que d'incarner son mystère. La matière imperméable et les volumes simples qu'elle utilise, depuis 1988 (après un ensemble d'expériences avec de la peinture acrylique et du ciment), ont à voir avec les plus indéfinissables de nos objets d'adoration, pierre de La Mecque ou fragments de météorites. Pour " raconter des mécaniques célestes imaginaires ", l'artiste découpe des silhouettes, les plie, les perce, les fixe, constitue ainsi des allégories du réceptacle et du silence. Elle rend hommage à la concentration. Nourrie de littérature et de philosophie, passionnée d'astronomie, elle guette les comètes à travers une lunette, étudie les nouvelles géomètres, s'émerveille du nombre des exoplanètes. " Me libérer de la matière en la disséminant ", voilà l'objectif. Faire naître des formes nouvelles, fortes et belles, telle est la réalité. » Françoise Monnin, Pour l’exposition “A quoi rêvent-ils ?“, l’artiste, inspirée par l’ouvrage du philosophe J. François Robrero, interroge avec sa propre sensibilité le premier rêve de l’homme. Celui qui les yeux grands ouverts, regardait le ciel pour mieux appréhender son « univers ». Un rêve éveillé pour se comprendre soi-même.

Jean-Marc CERINO (1965, Bourgoin-Jallieu) vit et travaille à Saint-Etienne. Professeur à l’école des Beaux-Arts de Nîmes. Il développe un travail prenant en compte la représentation de personnes rencontrées dans diverses situations de vie, voire de désocialisation. Si ses peintures, par delà la singularité de chaque modèle, les décontextualisent - portraits en pied sur un fond blanc uni - c’est pour renvoyer chacun à un même fond, à une même communauté. Un travail où la recherche formelle ne se départit jamais des thèmes abordés, où ceux-ci ne sont jamais laissés orphelins d’une forme. Jean-Marc Cerino expose régulièrement en France et à l’étranger. Il est représenté par la galerie Ceysson à Saint-Etienne et Paris. Il participe à de nombreux colloques et séminaires. Il est également engagé dans différents projets avec des philosophes contemporains et fait partie du comité de rédaction de la revue De(s)générations. Pour l’exposition “A quoi rêvent-ils ?“, Jean-Marc Cerino rend hommage à l’une des figures les plus emblématiques de la peinture moderne : Kasimir Malévitch. Révolutionnaire aussi bien artistique que politique, la posture du Russe inscrite dans l’histoire rappelle que l’art et la politique peuvent, chacun à leur manière, changer la société. Utopie sociale, certes, mais également rêve d’un artiste qui ne reste jamais indifférent au monde qui l’entoure.

Carole CHALLEAU (1971- Tournai, Belgique) vit et travaille à Avignon Les œuvres de Carole Challeau se déclinent par l'utilisation de divers médiums: photographies, dessins, cire, verres et broderies. Si la nature reste sa principale source d’inspiration et témoigne de la pureté et de son inlassable quête des formes dans une grande partie de son travail, depuis quelques années, on constate dans ses préoccupations la réapparition du corps humain. Toujours avec la délicatesse qui caractérise son œuvre, des sujets sous-jacents font jour comme l’autoportrait, la filiation ou encore avec ses cartographies, les paysages intérieurs. Elle scrute l’intérieur de la nature humaine pour en révéler ses mystères et ses beautés … et ses rêves. Lors de sa résidence d'artiste à Apt, elle a conçu un dessin tissé en fibre de verre et soie, avec le soutien de la Fondation Blachère. Le musée d’histoire L’Appel à la Liberté à Fontaine de Vaucluse s’est porté acquéreur d’une de ses œuvres. En 2011, Carole Challeau a participé au salon du dessin à Montpellier représentée par la galerie associative La Vigie à Nîmes. Actuellement, l’artiste réalise une série d’objets artistiques pour le musée Pétrarque à Fontaine de Vaucluse. Pour l’exposition “A quoi rêvent-ils ?“, l’artiste propose un dessin grandeur nature représentant sa silhouette dans laquelle s’inscrivent de façon à peine perceptible, des mots d’amour. De ce corps projeté, les fantasmes et les rêves intimes s’en révèlent.

Nicolas DAUBANES (1983) vit et travaille à Perpignan Ses réalisations se traduisent souvent par la mise en place de dispositifs que d’autres personnes ou institutions doivent activer. Etre contraint et contraindre est la base de ces échanges. Sa vie et son travail se nourrissent réciproquement. Basculant de la sphère privée à l’espace social, parfois à l’appui de faits autobiographiques, ses travaux évoquent les mêmes questions que posent les natures mortes et vanités. Quelle importance à la vie terrestre ? Que reste-t-il de notre passage ? A partir du 20 janvier 2012, l’artiste est l’invité du centre d’art contemporain Le Lait à Albi où il présente la   première série des dessins en limaille. Pour l’exposition “A quoi rêvent-ils ?“, Nicolas Daubanes choisit de montrer ses derniers dessins d’après des photographies ou des plans de prisons. Réalisée avec de la limaille de fer, l’artiste considère cet état de matière comme le symbole des traces d’une évasion : en limant les barreaux de la cellule, les mains se trouvent recouvertes de limaille.

Pablo GARCIA (1983) vit et travaille à Montpellier. Ses premiers travaux témoignent de sa réflexion sur la mémoire collective des camps de la Deuxième Guerre mondiale et dans lesquels il tente de traduire la présence de l’absence dans ces lieux, de produire une image de mémoire qui se dissipe peu à peu. A la suite de ses premières productions, il oriente ses recherches sur l’exploration des utopies sociales - particulièrement du XIXe siècle - et leurs architectures. Pour l’exposition “A quoi rêvent-ils ?“, Pablo Garcia opte pour des photographies qu’il a prises récemment lors de son voyage en Pologne où il a visité différents camps de concentration.  A travers ces prises de vues, vidées de toute présence humaine, le regard de l’artiste se pose sur ces lieux de mémoire entourés aujourd’hui par une activité humaine devenue somme toute banale. A quoi rêve-t-on face à ce passé si chargé de douleurs ? Ainsi s’interroge Pablo Garcia qui nous rappelle qu’un rêve peut être aussi un cauchemar.

Jean DAVIOT (1962, Digne) vit et travaille à Paris. Jean Daviot, utilise des médiums aussi différents que la peinture, la vidéo, la photographie, l’écriture ou le son. L’artiste se passionne pour le langage sous toutes ses formes : les mots, les sons, les signes ou les lumières. Pour l’exposition “A quoi rêvent-ils ?“, l’artiste propose quatre œuvres de sa série photographique L'écart des mots. Des mots posés comme des architectures dans le paysage ou des signes lumineux qui font lettres, ce travail prolonge sa recherche de sur le langage comme il le rappelle : « L’homophonie de certains mots empêche la perception du sens, seul le regard en permet la compréhension, il y a du savoir dans le visible. » Des mots et des images qui laissent le champ libre aux songes de chacun.

Gaëlle LUCAS (1971, Enghien-les-Bains) vit et travaille à Strasbourg L’artiste utilise différents médiums comme la photographie, la vidéo et le dessin pour nous faire découvrir son univers dont les thèmes sont toujours en rapport avec la féminité, l’intime, le fantasme, le désir, l’enfance ou encore le rêve. Pour l’exposition “A quoi rêvent-ils ?“, le choix s’est porté sur des dessins réalisés dans le cadre de sa résidence à Budapest en 2008. La série, dont chaque dessin a pour titre des dates, à  la manière d’un journal intime, évoque avec beaucoup de douceur et d’onirisme, le sentiment très personnel de la femme enceinte : un fœtus dessiné dans les détails d’une robe, une femme serrant contre elle un œuf ou encore celui de la robe rouge, allusion au début de l’accouchement.

Catherine NOURY vit et travaille à Paris « Lunivers poétique de Catherine Noury se développe pleinement dans une recherche de lintime non confiné. Là où le monumental nest pas nécessaire pour létonnement.» Yves Sabourin, 2011 Après des études de littérature et de linguistique, elle devient photographe en 1989. Elle démarre en 2004 un projet sur le portrait qui la conduit à réaliser une série de silhouettes cousues. Ce sera le point de départ de son travail avec le fil, dans lequel elle étudie au plus près, -avec une technique de broderie en volume- les motifs du paysage et de l’anatomie. Pour l’exposition “A quoi rêvent-ils ?“, l’artiste présente Les fleurs de Pénélope, une œuvre brodée sur l’histoire mythologique de Pénélope attendant le retour d’Ulysse. Comme l’artiste le rappelle, c'est un travail en rapport avec le temps, le temps de la broderie, le temps qui passe et qu'on veut voir passer. Ulysse apparait sous les mains de Pénélope brodeuse. Le fil blanc circule comme un chemin aux multiples détours, celui de la pensée qui n'est pas matérielle, celui des fantasmes à qui il donne une forme.

Salvatore PUGLIA (1953, Rome Italie) vit et travaille à Nîmes. Après avoir travaillé dans le domaine de la recherche historique, Salvatore Puglia se consacre à l'art visuel depuis 1986. Depuis lors, son activité d’artiste s’est accompagnée d'investigations sur les sources documentaires des images, selon une pratique qui considère les traces de l’histoire comme de la matière à transformer. Il a publié dans les revues Quaderni storici, Détail, Linea d’ombra, Revue de Littérature Générale, Vacarme, Lo sciacallo, Mediamatic, Issues in Contemporary Culture and Aesthetics, Any. Il a édité le volume collectif Via dalle immagini / Leaving Pictures (Salerne, 1999) et organisé les expositions Iconografie transitorie (Rome, 1999)  Memoria e storia (Naples, 2001), Promemoria (Taggia, 2005). Pour l’exposition “A quoi rêvent-ils ?“ l’artiste propose deux œuvres extraites de sa série sur les textes de Pétrarque. A la seule évocation du poète, nos pensées divaguent sur ses poèmes qui célèbrent son amour inconditionnel et platonique avec Laure.

Christian ROUX (1952, Calais) vit et travaille à Paris. Autodidacte, ses premiers dessins seront publiés dès 1971 sous le pseudonyme de Cathy Millet, dans les magazines Actuel, Charlie Mensuel et Hara Kiri. A partir des années 1980, il collabore régulièrement à Libération et au journal Le Monde. La Vie, Lire, Le Magazine Littéraire, XXI … publient régulièrement ses illustrations. Il dessine également pour la presse américaine : The New Yorker, The Washington Post, The Wall Street Journal, etc. Depuis une dizaine d'années, il écrit et dessine aussi des livres pour enfants (éditions du Seuil) tout en continuant à publier régulièrement dans la presse française et internationale. En 1987, les dessins de Christian Roux ont été exposés à New York, puis, en 1994 et 1996, respectivement à la Fondation Lilti à Tanger et à la Galerie Médicis à Paris. En 2010, il expose galerie Sit Down,  «10 boites de contemplation », une série de dix dessins enfermés dans dix boites en acier brossé réalisées par l’artiste designer Thomas Lemut. En 2011, deux boîtes de contemplations sont montrées Passage de Retz dans l’exposition « Not for sale » proposée par Jacqueline Frydman. Pour l’exposition “A quoi rêvent-ils ? “, il présente littéralement le sujet d’un de ses rêves : celui de sa théière qu’il décline, ici, en 72 images. Rêve obsessionnel et fascination d’un objet qu’il voit chaque jour à son lever.

SKALL (1960) vit et travaille à Paris Le travail artistique de Skall se développe et s’affirme depuis le tout début des années 1980, dans le refus de se situer. Il s'approprie des objets et des genres, emprunte des formes hybrides, et devenant hybride lui même s’enrichie ici et là, avec un goût assumé de l’excès, une peur du vide touchant au mystique et au sacré.                                                                                            Sa volonté d’orner, de décorer, d’embellir l’objet dans sa sculpture n’est pas sans ramener à celle des églises baroques, des temples hindous et des châsses de verre montrant crânes et reliques habillés de dentelles, de perles et de pierres. Au-delà de ses impressionnants assemblages et enfilages de perles, son travail profile une pratique entre le « rite » et la « performance ». Skall aime par ailleurs rendre ces pratiques perméables, il arrive que des dispositifs d’installation éphémère deviennent la scène de ses performances. Il se métamorphose alors en nuage, en oiseau de paradis, ou en Faune chaussé  de pantoufles de poulet cru, la tête coiffée de branches ou de plumes… On comprend qu’il est à la tête d’un univers dont il ne livre, à chaque apparition publique, que quelques aperçus rapides, mais dont il contrôle la cohérence et l’unité. "Skall est lui-même la plus convaincante de ses créations". Olivier Goetz Pour l’exposition “ A quoi rêvent-ils ? “, l’artiste présente Techno, une œuvre onirique et poétique dans laquelle chacun y projette son rêve.

Didier TALLAGRAND (1960) vit et travaille dans le Gard. Professeur à l’école supérieure d’art de l’agglomération d’Annecy. A travers différents médiums, il produit des espaces de représentation physiques et mentaux, révélant des sédiments d’histoires et d’images qui se conjuguent avec les problématiques du paysage, de l’architecture et de l’espace public. Son travail se déploie aussi bien dans des publications éditoriales que dans des expositions. Ces déambulations très ténues ouvrent des pistes de réflexions, des écrans poétiques, parfois avec humour mais toujours dans une dimension critique sur la question des représentations avec au centre la peinture. Pour l’exposition “A quoi rêvent-ils ? “, l’artiste propose trois photographies prises dans un jardin abandonné où semblent reprendre ses droits la flore et la faune. Intitulées Pénombre, ces images, empreintes d’une atmosphère mélancolique portent à une rêverie certaine comme dans la plus grande tradition romantique.

• A propos de Christine Blanchet, commissaire de l’exposition Christine Blanchet a un doctorat en histoire de l’art de l’Université de Provence à Aix-en-Provence. Entre 1999 et 2004, elle a enseigné l’histoire de l’art à l’Université d’Aix-en-Provence. Parallèlement, elle a toujours préparé des expositions comme Vitraux d’ici, vitraux d’ailleurs, maquettes d’artistes (2001- Angle art contemporain, Saint-Paul-Trois-Châteaux) ou encore Posture de Mendiants, oeuvres de Jean-Marc Cerino (2002 – Piolenc). Entre 2006 et 2009, elle a travaillé à Angle art contemporain, lieu d’art contemporain à Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) où elle a présenté entre autre les expositions Appel à peinture, Claude Rutault (2008) ou On Line, dessins contemporains (2008). Actuellement commissaire d’exposition indépendante, elle a monté une exposition autour du thème de la guerre intitulée : Que nuages … histoire et propos d’artistes (2010 – musée L’Appel à la résistance, Fontaine-de-Vaucluse). Et, en 2011, elle a assuré le co-commissariat du festival d’art contemporain APART qui s’est déroulé dans les Alpilles entre le 7 juillet et le 17 août (60 artistes dans 25 lieux). Elle a également publié de nombreux textes sur l’art contemporain (liste non-exhaustive) : L’affaire 1052, les vitraux de la cathédrale de Nevers, sous la direction de Jean de Loisy, Dijon, éd. Les Presses du Réel, avril 2011, 272p. « Rigueur, silence et lumière. Quand Ian Tyson rencontre Le Corbusier », catalogue de l’exposition au couvent de la Tourette, septembre/novembre 2010, Paris, éd. Bernard Chauveau, 2010, p.43-44, 63p. Que nuages …. Histoire et propos d’artistes, directrice de publication, catalogue de l’exposition, Fontaine de Vaucluse, éd. du Musée de l’Appel à la Liberté – Jean Garcin, juin 2010, 52p. (Textes et entretiens : Fiona Banner, Pascal Bernier, Christian Boltanski, Jean-Sylvain Bieth, Carole Challeau, Jean-Marc Cerino, Pascal Convert, Pablo Garcia, Gérard Gasiorowski, Robert Morris, Sophie Ristelhueber) « Claude Rutault annonce la couleur », Appel à peinture, exposition à Angle art contemporain, Saint-Paul-Trois-Châteaux, éditions des Cendres, 2008, p.7-9. « Les vitraux de Rodez : une nouvelle approche de l’art sacré », Stéphane Belzère. Peintures etc., Rodez, Le Rouergue/Actes Sud, 2007, p. 58-67. « Mathieu ou la beauté du signe » suivi d’un entretien avec le peintre réalisé en décembre 2005 in Georges Mathieu, Le Privilège d’être, Paris, éd. Complicités, 2006, p.15-51.