16 mai - 20 juillet 2013 : Virginie ISBELL ''Ciels''

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Après le succès  de la série “Ma vie vagabonde“, petits tableaux de paysages réalisés en 2011, qui a voyagé de Paris à Buenos Aires en passant par la Normandie, Virginie Isbell a choisi pour sa seconde exposition à la galerie SIT DOWN de peindre d'autres étendues, vues des airs cette fois.

Ces vols, ces voyages, ces ciels réunissent les pays qui peuplent son monde - elle est franco-américaine et partage sa vie avec un argentin résident d'Uruguay. Elle vagabonde de continent en continent et ne se sépare jamais de sa boîte à pouce, même dans l’avion. Elle prend ses notes en peinture à l'huile depuis les nuages et les transpose sur grand format pour rendre hommage à l’immensité des paysages.

Ces vues du ciel, à la croisée des chemins de la terre, de la mer et des rivières, sont l’inspiration de cette exposition aérienne.

Ciels
La sidération de l’espace.

Au départ de cette exposition, il y a ce que j’ai peint dans l’avion. Petites huiles 18x24 cm décrivant ciels, nuages, parfois terre et mer. Tout ce que j’ai vu par le hublot. La géométrie des parcelles en quittant la France par l’ouest, les montagnes de Mexico qui enchâssent la ville, le survol de Washington sous la neige, au crépuscule. L’archipel du Japon qui émerge de la brume. Je survole le Brésil.  Des doigts de rivières s'entrelacent avec ceux de la terre. En plus de peindre à la volée, je prends une photo pour me rappeler de la complexité du dessin du lit de rivière. A terre, à l'atelier, le format s'étire sur des toiles, dix à vingt fois plus grandes que les cartons que je peins dans l’avion. La photo rafraîchit le souvenir de détails que je n'ai pas eu le temps de peindre en vol. Puis couleur se libère.  L’huile fait ce qu'elle veut de mon dessin, s'agglutine en pâte pour créer les transparences de l'eau. La photo, prise d'un téléphone, pâlit. Jalouse?  Ce que je cherchais dans le voyage je l'ai trouvé dans l'entre-deux mondes. Un nouveau regard. Grace à la transposition anachronique, à la peinture à l'huile, lente et traditionnelle, d'une vision fugitive comme un jet qui fend le ciel. Virginie Isbell


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After the success here of her last series of small oil landscapes, Ma vie vagabonde, which went on to travel to Normandy and Buenos Aires, Virginia Isbell has chosen to show different vistas for her second exhibition at SIT DOWN Gallery. This time, she is painting landscapes… seen from the skies.

These skyscapes link Isbell's various worlds. She’s Franco-American and lives with an Argentine at a residence they have built In Uruguay. In each place, she will pull out her “boîte à pouce” paintbox to sketch the view. And recently, this vagabond artist's views are visions captured from the window of an airplane. She makes notes with oil paint on cardboard. Later she transposes the painted notes into larger formats, revealing expanses seen from above. These sky views, where earth, sea and air meet and meld, are the inspiration for this show.

CIELS…SKIES

 This show grew out of panoramas I painted from the plane.They begin as notes of skies, clouds, sometimes land and sea, painted in oil on 18x24 cm cardboard. I sketch whatever catches my eye from my window seat. There’s the geometry of France’s fields, the mountains that frame Mexico City’s plateau, or Washington, DC at nightfall, sprinkled in snow. Japan’s archipelago looming out of the fog.

 I am awed by these views of our planet -- all this space.

Above Brazil, I see rivers like fingers interlocking with the hard ground. My paintbrush flies from color to color. I’ll also take a photo with my phone to remember the intricate design of the riverbed.

Back on the ground in my studio, the subject gains gravity as it stretches onto a canvas ten to twenty times the size of what I sketched in the plane. The cell phone photo reminds me of details I didn’t have time to paint in flight. Then my oil colors take over. The paint commands the painting -- sometimes I will lay my oils on thickly to reveal the translucence of water. The phone photo pales in comparison to the painting.

Landscapes I've been searching for in different places I have now found en route: an intriguing infinity of “in-betweens.” This new vision surges from the anachronistic combination of old-fashioned, traditional oil paint, portraying fleeting scenes from the fast-moving venue of a jet plane.