Prlongation jusqu'au 24 juin 2017 : Jean-Gabriel LOPEZ ''Observations atmosphériques'' galerie SIT DOWN, sur rendez-vous

En parallèle de l’exposition Héliographies présentée dans le Bastion de l’Orangerie à Meudon, la galerie SIT DOWN présente à Paris, différentes Observations atmosphériques réalisées par Jean-Gabriel Lopez.


Jean-Gabriel Lopez est un photographe pour qui le monde extérieur possède une existence objective.

Il cherche à capter une réalité. Une réalité choisie, celle du ciel, de la lumière, des nuages, des aléas des rayons lumineux, en somme celle de l’atmosphère.

Par le choix de ces thèmes, les images de Jean-Gabriel Lopez apparaissent comme des preuves scientifiques et interrogent, naturellement, les frontières entre photographie et imagerie scientifique.

La photographie d’art pourrait être qualifiée de ‘’reflet’’, d’observation de la réalité ou d’une réalité, d’enregistrement – comme l’étaient les gravures aux XVe et XVIe siècles - la photographie n’est pas pour autant un simple enregistrement passif, elle met dès le début les objets  “en scène “, en crée même pour agir, montrer et démontrer.

L’imagerie, quant à elle, est plus spécifique à certaines disciplines telles que la médecine, l’astronomie, la physique, et reste une image fabriquée.

D’où que l’on admire le travail de Jean-Gabriel Lopez, c’est finalement la lumière qui transparait.

Avec ses Observations atmosphériques, Jean Gabriel Lopez  développe ses recherches sur le regard à travers une série d’expériences et utilise l’image comme instrument de mesure du paysage.

En associant des techniques anciennes de photographie et des technologies nouvelles, cette recherche interroge la perception de notre milieu environnant par une approche de type expérimental.

Atlas des nuages*, 2013. Pièce unique

Série de 7 cyanotypes sur papier Fabriano.

Dimensions 42 x 60 cm

Ces photographies, en fausse couleur, de nuages sont tirées au cyanotype sur papier. Le procédé cyanotype est un procédé de tirage monochrome (Bleu/blanc) mise au point en 1842 par l’astronome anglais John Frederick William Herschel.

• Antidote, centrale nucléaire de Golfech

Cyanotype sur papier Fabriano

Jean-Gabriel Lopez, opère ici avec le bleu de prusse.

Il s’agit du composant utilisé dans la réalisation des cyanotypes.

La molécule est capable de piéger le césium 137 et l'empêche par sa taille importante de passer dans la circulation sanguine ce qui conduit à son élimination par la voie intestinale. Le traitement demeure efficace même administré longtemps après la contamination.

Contrairement aux comprimés d’iode, le bleu de Prusse n’a pas d’effets indésirables sévères rapportés. Il n’est vendu qu’en Allemagne ou aux Etats unis. En France il est seulement disponible à la pharmacie centrale des armées.

Héliographie*

Photographies astronomiques au sténopé

L’héliographie est le nom du procédé pré-photographique mis au point par Nicéphore Nièpce en 1825 permettant d’enregistrer l’action de la lumière sur une plaque. En termes d’astronomie, il signifie aussi la description du soleil.

Le soleil est l’unique étoile qui ne peut être photographiée qu’en plein jour depuis la terre.

Ces héliographies sont des photographies astronomiques du soleil prises à l’aide d’un appareil photographique constitué d’un simple trou appelé sténopé.

Ces images éblouissantes sont assez proches de ce que l’on peut percevoir à l’œil nu.

La galerie présentera, en complément de celles exposées en grand format au Bastion de l’Orangerie du domaine royal de Meudon, des photographies de formats plus réduits ainsi que  des pièces uniques.

• FUKUSHIMA DAICHI – Videoactivity – 2011/2013

Vidéo, chant de grillons inaudible (90 mn)

Cette vidéo d’une heure trente, est construite à partir de 1757 images, recueillies sur le web en temps réel et émises séquentiellement pendant 4 mois par une caméra située non loin de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi située à coté de l’épicentre du séisme de Tohoku, au large de l’île d’Honshu (Japon), en mars 2011 UTC et du tsunami qui a suivi.

Les images des journées antérieures à l’accident proviennent des archives de l’exploitant de la centrale Tepco.

L’accident et ses conséquences radioactives sont invisibles sur la vidéo qui présente, en toute objectivité, un paysage idéalisé.

Cette webcam est déconnectée depuis le mois de juillet 2011.

* Ces photographies ont été en produites dans le cadre d’une résidence au Centre d’Art et de Photographie de Lectoure et avec la collaboration du laboratoire L.U.T.I.N. Living Lab à la cité des sciences et de l’industrie partenaire de la résidence