Matt WILSON

An intimacy of form

Avec An Intimacy of Form, sa nouvelle série, Matt Wilson dévoile une sélection d’œuvres réalisées lors de son séjour dans la région du Perche, poursuivant une démarche entamée lors de ses précédentes explorations en Normandie. À travers une conversation subtile entre photographie et peinture, l’artiste trace les contours d’un paysage à la fois intime et universel, empreint de résonances historiques et sensibles.

S’inscrivant dans une filiation assumée avec l’école de Barbizon, Wilson ravive le principe fondamental de l’enregistrement des effets de lumière et de l’atmosphère. Mais là où les peintres du XIXe siècle cherchaient à capter la nature dans sa vérité immédiate, l’artiste adopte une posture contemporaine, mêlant mémoire personnelle, perception subjective et esthétique contemplative. Il ne s’agit plus seulement de représenter un lieu, mais de le traverser, de l’habiter, d’en restituer les échos émotionnels.

Chaque chemin emprunté, chaque fragment de paysage semble investi d’un récit implicite, où le présent se superpose aux traces du passé. Les ombres glissent, les reflets vibrent, et le regard de l’artiste compose une cartographie affective où le réel devient matière à rêverie. Le Perche, avec ses reliefs doux, ses ciels mouvants et sa lumière enveloppante, devient le théâtre silencieux d’un dialogue intérieur.

Par cette série, Matt Wilson affirme une écriture visuelle singulière, à la fois sensible et méditative, qui dépasse les frontières des disciplines pour interroger notre rapport au temps, à la mémoire et à la trace.

Cette route mène surement quelque part, peut-être

Cette route mène sûrement quelque part, peut-être est le nouveau projet de Matt Wilson, créé lors de sa résidence en Normandie pour l’édition 2023 du festival Planches Contacts à Deauville.

Parti à la découverte de la Normandie sans destination précise et en se laissant guider par son instinct, Matt Wilson a ainsi sillonné les routes des cinq départements de la région.

Du littoral spectaculaire de la Seine Maritime à la péninsule du Cotentin, en passant par les paysages ruraux les plus reculés du Calvados, de l’Eure ou de l’Orne, cette étude porte sur la façon dont ces différents itinéraires résonnent chez l’artiste et lui inspirent des œuvres explorant l’impact visuel comme thème lyrique.

Véritable ode au principe impressionniste d’enregistrement des effets de la lumière et de l’atmosphère, chaque route, chaque lieu, chaque endroit semble chargé d’une histoire personnelle où se succèdent les ombres et les reflets du présent, nous offrant une vision singulière de son regard.

Ses compositions audacieuses chargées d’onirisme jouent de manière surprenante avec la lumière. Son utilisation spécifique de la couleur évoque les peintres impressionnistes et nous transportent dans un monde où la photographie devient une fenêtre ouverte sur la poésie et la splendeur de la Normandie, révélant l’essence même de cette région.

Stateside

Stateside est un témoignage extérieur sur le rêve américain. En tant que Britannique parcourant le paysage américain, il a semblé à Matt Wilson que le rêve américain a résolument disparu depuis les années 1970.

Sa vision particulièrement sensible et humaniste d’une Amérique à jamais perdue, produit des images indicibles des différentes régions qu’il parcourt au gré de ses humeurs et de ses rencontres. 

Photographié par Matt Wilson, chaque lieu – route, zone improbable ou résidence – semble chargé d’une histoire personnelle. Les scènes capturées rappellent l’atmosphère des films américains des années soixante.

Œuvres

Expositions

2024

An Intimacy of Form

PARIS PHOTO, Grand Palais, Paris

13.11.2025 – 16.11.2025

2024

Cette route mêne surement quelque part, peut-être...

Galerie SIT DOWN, Paris

04.10.2024 – 18.01.2025

2023

Stateside (Duo Show)

The Photography Show presented by AIPAD

31.03.2023 – 02.04.2023

Biographie

Matt Wilson est un photographe britannique né en 1969 à Tonbridge (Kent, Royaume-Uni). En 1988, il s’installe à New York où il découvre sa passion pour la photographie. Autodidacte, il se forme aux techniques argentiques à travers ses diverses expériences en tant qu’assistant pour des photographes et dans les laboratoires. Petit à petit, il expose ses tirages à New York où il est repéré par Christine Ollier, alors directrice de la galerie Les Filles du Calvaire à Paris, lui permettant ainsi d’accéder à une notoriété internationale.

L’œuvre de Matt Wilson est rythmée par ses voyages et ses rencontres à travers le monde (Ukraine, Cuba, Etats-Unis, Lituanie…). Ses paysages sont le fruit d’un minutieux travail de composition et de traitement de la lumière qui ne sont pas sans rappeler les tableaux de maîtres tels que John Constable ou Jacob van Ruisdael et nous évoquent de véritables carnets de voyage.

En 2015, il débute un travail en résidence en Lituanie qui donne lieu à la série Hinterland qui nous montre les paysages ruraux locaux et les derniers habitants de villages sur le point de disparaître, à travers une vision à la fois poétique et sociale, teintée de mystère. Dans Stateside, un projet mené depuis 2011, Matt Wilson se consacre à la représentation des paysages américains oubliés, symboles de la dissolution de l’American Dream.

Il a été finaliste de l’International Colour Award en 2007, de l’American Photography 22 en 2006 ainsi que du Leica Oscar Barnack Award en 2015.

©️Yohan Bonnet

Presse

2023

Iris Mandret, “Le carnet de voyage de Matt Wilson”, Blind Magazine, 7 février 2023

Costanza Spina, “Matt Wilson : l’expérience du paysage”, Fisheye Magazine, Janvier 2023

Christine Ollier, “Matt Wilson vient clôturer l’espace Leica Store Paris”, 9lives Magazine, 18 janvier 2023

2022

Frédérique Chapuis, “Nature Mourante”, Télérama sortir, 22 janvier 2022

2021

Quentin Didier, “Des portraits photographiques de la Lituanie rurale”, L’Officiel Galeries & Musées, 14 décembre 2021

Dominique Georges Bègue, “Derniers aperçus d’un monde oublié, la Lituanie de Matt Wilson”, Réponses Photo, 13 décembre 2021

2015

British Journal of Photography, “Looking for America », Octobre 2015